Drapeau communal brûlé: rassemblements du FN et de la gauche, face à face

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VILLENEUVE-SAINT-GEORGES (Val-de-Marne), 20 juin 2010 (AFP) - Un rassemblement du Front national (FN) et un autre de la gauche se sont fait face, dimanche matin à Villeneuve-Saint-Georges, après qu’un drapeau de la commune a été brûlé, lundi, et remplacé par un drapeau algérien, a constaté une journaliste de l’AFP.

 

Sur le trottoir devant l’entrée de la mairie, une cinquantaine de militants FN a dénoncé "les outrages répétés aux symboles de notre identité nationale française". "Nos valeurs sont méprisées avec la caution de la classe politique", a souligné à l’AFP Marie-Christine Arnautu, secrétaire régionale du FN en IDF. Dominique Joly, conseiller municipal FN de Villeneuve-Saint-Georges, a fait état d’une "armée d’occupation" qui a accroché le drapeau algérien sur la facade de la mairie. A une vingtaine de mètres, séparés des militants d’extrême droite par des policiers, se sont rassemblés, sur le parvis de la mairie, environ 80 militants de gauche -Parti communiste (PCF), Parti socialiste (PS), syndicats CGT et Sud. "Il est intolérable que le FN se serve de cet événement pour se faire une tribune. Je suis choqué que le préfet n’ait pas voulu interdire leur manifestation, comme l’avait demandé la maire (PCF de Villeneuve-Saint-Georges, Sylvie Altman)", a précisé Marc Thiberville, conseiller général et municipal PCF. Sylvie Altman, en Allemagne pour fêter les 50 ans d’un jumelage, n’était pas présente dimanche matin, de même que la maire-adjointe et secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, souffrante. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’étendard de la commune, qui porte les mêmes couleurs que le drapeau français, avait été retiré de son mât aux abords de l’hôtel de ville, brûlé et remplacé par le drapeau algérien, alors que l’équipe d’Algérie venait de perdre son premier match de Coupe du monde. Dans l’annexe de la mairie, dix drapeaux tricolores avaient été enlevés de leur support et laissés au sol et cinq autres dérobés. La municipalité avait déposé plainte lundi matin en affirmant, dans un premier temps, qu’un drapeau français avait été incendié, avant de préciser dans la journée qu’il s’agissait de l’étendard de la ville. Quatre personnes ont été interpellées et sont convoquées devant le tribunal correctionnel de Créteil le 28 juillet.